Après la musique brésilienne, le free jazz, le dubstep ou la no wave, le label Soul Jazz s'intéresse ici
à la blaxploitation : des films tournés principalement dans les années 70 qui mettent en scène des
afro-américains qu'ils soient flics, voyous ou les deux ! Shaft et Superfly sont les deux arbres qui cachent la forêt. Il est d'ailleurs important de noter que leur succès a résidé en grande partie sur les b.o, respectivement d'Isaac Hayes et Curtis Mayfield. Ce double disque offre un panorama des titres immanquables dans le domaine par des pointures telles que James Brown, Marvin Gaye, Quincy Jones ou Bobby Womack. L'épais livret richement documenté propose un éclairage sur chaque film, des affiches et photographies d'époque ainsi qu'une foule d'anecdotes qui font de ce coffret un indispensable pour les cinéphiles, amateurs de funk ou les curieux tout simplement !
David Wolstencroft alias Trus’me est un producteur et dj anglais qui s’est fait remarqué en 2008 à la fois avec son magnifique premier album, Working nights, et son label, Prime Numbers : peu de références, pas de stars mais une production confidentielle par des fines lames de l’underground anglais ou américain et surtout, un amour pour le support vinyl. Une compilation cd est donc la bienvenue pour permettre au grand public de découvrir des artistes tels que Linkwood, Reggie Dokes, Fudge Fingaz ou Discreet Unit qui, à l’instar de leur ‘patron’ partagent tous un amour pour la soul, le funk, le disco, l’afro beat, le dub et la house de Detroit qui transparaissent dans leurs morceaux. Pour profiter pleinement de ces douze titres, la compilation est déclinée en deux disques : un mixé par Trus’me et l’autre présentant simplement les morceaux de manière classique pour que chacun puisse choisir son mode d’écoute.
Après des maxis vinyles encensés par quelques-uns des plus grands dj’s mondiaux (Laurent Garnier, Michael Mayer, Andrew Weatherhall etc.), le marseillais expatrié à Londres se lance dans le périlleux exercice du premier long format. C’est avec délectation qu’on découvre ici un côté pop qu’il n’avait pas laissé paraître jusqu’alors. Il surprend son monde en prenant le micro seul ou en compagnie de Chloé et d’Erika Forster (Au Revoir Simone) pour une reprise des plus personnelle du fameux Lost in music de Sister Sledge. L’ambiance générale est sombre mais les morceaux bénéficient d’une certaine liberté de ton qui fait de ce disque un véritable album et non pas une compilation décousue de titres uniquement voués à faire danser.
Un nom et un titre en forme de manifeste. Ce quartet qui joua de nombreuses sessions pour Motown à la fin des 60's/début 70's a rapidement repris son indépendance en montant son propre label pour explorer tous les courants empreints de groove : soul, free jazz, proto-rap, jazz funk, post bop etc. Sous la houlette de Carl Craig, producteur techno de Detroit et grand amateur de jazz (cf. son projet The Detroit Experiment), les quatre compères reprennent du service pour un album qui, s'il n'innove pas à tout va, a le mérite d'être à la fois varié et ultra accrocheur en reposant sur une rythmique implacable.
HT non remisé : 20,33€
Quantité :
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