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Quiet Village : "Silent movie"
Sous ce pseudo en forme de clin d'œil à Martin Denny, se cache deux anglais : Matt Edwards alias Radio Slave plutôt habitué à produire une techno minimale hautement mentale et Joël Martin, collectionneur de disques obscurs. Cet album a suscité une véritable attente avant sa sortie car les trois maxi vinyles qu'ils avaient réalisés par le passé, ont été pressés à très peu d'exemplaires et coûtent désormais une petite fortune... Le ton est donné d'entrée avec le titre : Silent movie. Eloignés des préoccupations du dancefloor, les deux compères naviguent ici entre hymnes baléariques à base de guitare que n'aurait pas renié Chris Réa, disco symphonique sous morphine, psyché rock et soul solaire. Tout en étant assez varié, l'ensemble est tout à fait cohérent et le disque passe tout seul, une vraie réussite ! A déguster sur une plage pour le coucher de soleil... |
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Anthologie: "Disco not disco : post punk, electro & leftfield disco classic 1974-1986"
Après un passage à vide le label anglais Strut sort un troisième volume de ses fameuses compilations Disco not disco qui font le bonheur des dj's et des amateurs de labels comme Ze Records ou 99 Records. A l'heure où les cloisonements entre les gernes ont plutôt tendances à s'estomper il est bon de jetter une oreille sur ce disque pour s'apercevoir qu'au début des années 80 tous ces artistes faisaient déjà sauter les barrières. On retrouve donc les tubes proto techno 'Sharevari' de A Number of Names et 'Los Ninos del parque' de Liaisons Dangereuses aussi bien que le disco rock de Material (conduit par Bill Laswell) ou le tube de James Chance, 'Contort yourself', remixé pour faire bouger les pistes de danses par Kid Creole. Les originaux étant très durs à dénicher ou ne sont sortis qu'à une poignée d'exemplaires en vinyles il y a 20 ans, cette compilation s'avère vraiment la bienvenue pour (re)découvrir cette période.
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Anthologie: Studio One
Après plusieurs Soul Jazz Records, label anglais spécialisé dans la réédition, sort un nouveau volume de sa série consacrée (par volume thématique) au mythique label de Sir Coxsone : Studio One. Comme son nom l’indique ce nouveau volet est entièrement dédié à des chansons d’amour. Les personnes qui ont élaboré le tracklisting ont été chercher de véritables petites perles sorties à l’époque à quelques centaines de 45 tours, qui se voient pour l’occasion remasterisées et accompagnées d’un livret riche de commentaires. C’est bien là que réside l’intérêt de cette compilation : un gros travail de collectage sur une thématique forte, bien loin des compilations qui resservent sans cesse les mêmes tubes des mêmes artistes…Au milieu de quelques noms bien connus tels que Delroy Wilson, Jackie Mitto ou The Heptones on trouve d’illustres inconnus du grand public mais qui ont tout à fait leur place ici. All you need is love ! |
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Birdy Nam Nam: Birdy Nam Nam
Birdy Nam Nam (Crazy B, Dj Pone, Lil’ Mike et Dj Need) est un groupe de djs dont la vocation première a été de participer (et de gagner en l’occurrence !)
les championnats du monde de scratch, suite à quoi ils se sont mis à composer cet album.
Mais attention point de ‘technique pour la technique’ réservant ce disque aux initiés, ici les quatre
compères ont mis leurs compétences au service de la musicalité. Explication :
au lieu d’utiliser ordinateurs et samplers les Birdy Nam Nam ont réalisé tous les sons en jouant de manipulations
directement sur des disques ! Au delà de la performance technique assez incroyable, le résultat dévoile leurs multiples
influences (hip hop, jazz, funk, electro, rock, musiques de films). Un dvd qui convaincra les plus dubitatifs
accompagne également cet album : performances en live, préparation en studio, présentation de leur démarche
(ils se voient comme un ‘vrai’ groupe et non plus comme une équipe de scratcheurs).Un projet atypique salué par une critique très
large.
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Cédric Benoit: Labrok groove
Cédric Benoit est un jeune trentenaire qui a décidé, après plus de quinze ans passés derrière les platines, de monter son propre label pour promouvoir le son qu’il affectionne tant : le break beat. Genre venu de Grande Bretagne, à base de rythmes de funk dont l’énergie se situe entre le hip hop old school et la drum & bass (pensez Properllerheads, Freestylers et consorts) le break beat est un courant encore assez peu représenté en France. Cette compilation mixée de main de maître et donc dédié au label Labrok, donnera à certains l’occasion d’éclairer leur lanterne en matière de break. Les producteurs présents ici sont en majorité français mais on trouve aussi un australien et un allemand, signe de l’internationalité de ce style. Ne nous le cachons pas ce disque contient une grosse dose de funk, donc de bonne humeur et de groove, qui ne pourra laisser insensible personne, preuve s’il en est, les meilleurs dj anglais de ce mouvement jouent depuis le début les disques Labrok ! Nous invitons ceux qui voudraient en savoir plus sur le genre et ses protagonistes à se rendre sur www.frenchbreaks.org (mixs, playlists, interviews, actualites etc.)
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Nicole Willis & the Soul Investigaors ‘Keep reachin’ up’
Bien que peu connue, Nicole Willis est loin d’être une nouvelle venue.
En effet, elle a déjà plusieurs albums en solo ou avec des groupes à son actif
ainsi que diverses collaborations, notamment avec son mari, Jimi Ténor. Ces dernières
années ont vu fleurir des groupes qui semblent tout droit sortir des 70’s (attitude, son, visuels),
que ce soit Breakestra, Sharon Jones & the Dap Kings, Antibalas ou Poets of Rhythm qui se sont tous donné
comme ligne de conduite de perpétrer le funk dans la tradition. Il faudra désormais compter avec Nicole Willis,
car, disons-le tout de suite, cet album est grandiose de bout en bout !!! Une voix magnifique qui sait jouer
sur tous les tableaux, des morceaux très accrocheurs, tantôt funk, tantôt, soul, limite doo-wop pour certains
mais toujours imparables. L’orchestration des Soul Investigators est tout simplement parfaite, à la fois
fournie sans être chargée, toujours mené par un groove d’enfer ! Attention : ce disque est dangereux,
une seule écoute suffit pour développer une forte addiction… Une vraie révélation à ne manquer sous
aucun prétexte. |
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Film de Quentin Tarantino: "Death Proof"
Un nouveau film de Quentin Tarantino est toujours un événement et la bande originale le devient très rapidement en dévoilant des trésors cachés qui deviennent cultes instantanément : rappelez-vous le Misirlou de Dick Dale et le Girl, you’ll be a woman de Urge Overkill dans Pulp Fiction puis Bang bang de Nancy Sinatra et Whoo hoo de The 5.6.7.8's dans Kill Bill. Une fois de plus il a sélectionné une quinzaine de titres magnifiques oscillant entre rock (T Rex, Dave Dee, Dozzy, Beaky, Mick & Tich, Willy DeVille), pop (April March reprenant Gainsbourg), rythm’n’blues (Joe Tex, Eddie Floyd), musiques d’ambiances à proprement dites (Jack Nitzsche et ses moteurs vrombissants ou Ennio Morricone plus tendu que jamais). Mais LE bijou de ce disque est le Down in Mexico des Coasters, une ballade brûlante qui s’emballe en une transe incroyable. A noter que le disque est parsemé d’extraits de dialogues du films. Quand le bon goût est sûr peu importe le genre… |
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Dirty sound System : "Dirty space disco"
Le Dirty Sound System, déjà responsable des excellentes compilations “Dirty diamonds” (trois volumes chaudement recommandés), resurgit dans le paysage discographique par l’intermédiaire du label Tigersushi. Attention : ceux qui s’attendent à trouver ici du disco pur et dur à la lecture du titre vont être déconcertés ! Le rythme général est lent et la sélection va de Roedelius à Undisputed Truth en passant par Sylvester et des petites pépites obscures dont on se demande bien d’où elle peuvent sortir… On trouve aussi deux edits (sorte de remix version light provenant du disco des 70’s, visant a rendre un morceau plus pratique pour les djs) de Pilooski, un français dont on n’a pas fini d’entendre parler. La sélection est donc très pointue, touchant au krautrock, au funk, aux sons baléariques, voire pop, sans être élitiste, à la manière de ce à quoi ils nous ont toujours habitué. |
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Coming Soon: "New grids"
Fort d'un premier 45 tours remarqué par les Inrockuptibles et une collaboration avec la prêtresse de l'antifolk, Kimya Dawson, cette bande de sept amis originaires d'Annecy sort un premier album très prometteur. A l'origine assez proche d'Herman Düne ou de Jeffrey Lewis, ils ont évolué vers un son plus indie rock, tout en gardant un côté folk un peu sombre à la Nick Cave même si l'optimisme est de mise. Au vu de leur jeune âge, quelques-uns (dont nous ne sommes pas), seraient tentés de les mettre dans le même sac que tous les 'baby rockers' parisiens qui rêvent de remplacer Pete Doherty, et bien ils auraient tort ! Ici l'intention est sincère, sans calcul et l'authenticité est de mise. Un premier album très prometteur que nous vous recommandons chaudement !
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Zombie Zombie "A land for renegades"
Ce duo ne pouvait pas trouver de nom qui lui
corresponde mieux ! Composé de Cosmic Neman
(à la batterie dans Herman Dune) et d'Etienne
Jaumet qui travaille notamment au studio Mains
d'Oeuvres de St Ouen, Zombie Zombie produit
avec ce premier album la bande son parfaite
d'un film de mort vivants. Ambiance sombre,
cris d'outre-tombe, rythmes répétitifs et
synthés hypnotisants : tout est là. Dès le
premier morceau, 'Driving this road until
death sets you free', et sa montée psychédélique
implacable, on est direct dans le bain ! A
l'heure où l'on parle beaucoup de Goblin,
le groupe qui réalisa les musiques des films
de Dario Argento dans les années 70 et 80,
Zombie Zombie réalise un disque envoûtant
qui n'a pas à rougir devant ses maîtres italiens
et allemands. Encore une fois le label parisien
mené par Gilb-R et I:Cube (alias Chateau Flight)
a du flair pour dénicher des talents...
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Hutmold "Mestro"
Nacopajaz, un excellent label d'origine toulousaine qui avait déjà sorti Fedaden et Del Wire (dont nous vous avions parlé dans ces colonnes), nous a dégoté un groupe brésilien qui ne manque pas de charme. Après Os Mutantes qui restera une référence en matière de post-rock, Sao Paolo voit se former Hurtmold en 1998 autour du batteur Maurizio Takara qui oeuvre dans une formation de hip hop. Leur musique est en grande partie instrumentale et de forme très libre, empruntant notamment au jazz. Rythmiques inventives parfois au bancales, douces mélodies, arrangements subtils, ce quatrième album est un disque profond et touchant qui mérite de nombreuses écoutes avant de dévoiler sa substantifique moelle. Une vraie découverte !
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