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Anthologie : “Trus’me presents Prime Numbers”
David Wolstencroft alias Trus’me est un producteur et dj anglais qui s’est fait remarqué en 2008 à la fois avec son magnifique premier album, Working nights, et son label, Prime Numbers : peu de références, pas de stars mais une production confidentielle par des fines lames de l’underground anglais ou américain et surtout, un amour pour le support vinyl. Une compilation cd est donc la bienvenue pour permettre au grand public de découvrir des artistes tels que Linkwood, Reggie Dokes, Fudge Fingaz ou Discreet Unit qui, à l’instar de leur ‘patron’ partagent tous un amour pour la soul, le funk, le disco, l’afro beat, le dub et la house de Detroit qui transparaissent dans leurs morceaux. Pour profiter pleinement de ces douze titres, la compilation est déclinée en deux disques : un mixé par Trus’me et l’autre présentant simplement les morceaux de manière classique pour que chacun puisse choisir son mode d’écoute.
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Tribe : "Rebirth"
Un nom et un titre en forme de manifeste. Ce quartet qui joua de nombreuses sessions pour Motown à la fin des 60's/début 70's a rapidement repris son indépendance en montant son propre label pour explorer tous les courants empreints de groove : soul, free jazz, proto-rap, jazz funk, post bop etc. Sous la houlette de Carl Craig, producteur techno de Detroit et grand amateur de jazz (cf. son projet The Detroit Experiment), les quatre compères reprennent du service pour un album qui, s'il n'innove pas à tout va, a le mérite d'être à la fois varié et ultra accrocheur en reposant sur une rythmique implacable.
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Kitty, Daisy & Lewis : "Kitty, Daisy & Lewis"
Cette formation, deux filles et un garçon, est tout à fait atypique dans le paysage musical actuel et ce pour deux raisons. Tout d'abord, ils pratiquent un rock'n'roll ‘très roots’, flirtant avec le blues, la country, le cajun ou le swing. Ensuite leur album a été entièrement enregistré en analogique dans leur chambre avec des machines et des instruments datant des années 60 au maximum ! On pourrait donc facilement les qualifier de revivalistes ou du moins de nostalgiques mais la nostalgie a du bon quand elle est exécutée aussi sincèrement et avec autant de classe. On est totalement séduit par leur jeu minimaliste qu'ils diversifient en fonction des titres par divers instruments (harmonica, ukulélé, piano, banjo etc.). Le packaging du disque est lui aussi très old school aussi bien dans l'imagerie que dans la présentation ce qui complète un tableau déjà grandement réussit. Nous ne serons trop que vous conseiller également la compilation qu’ils ont sorti regroupant une sélection de leurs 78 tours favoris numérisés pour l’occasion…
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Algérie : "1970's algerian proto-rai underground"
Le label Sublime Frequencies à l'origine de compilations aussi exotiques qu’ensorcelantes (disco thaïlandais, rock psyché péruvien, blues touareg etc.) se penche ici sur le raï et plus particulièrement la scène d’Oran au tout début des années 70. Grâce à un gros travail de collecte de vinyles dans les magasins locaux et de remastering, ils ont remis en lumière des petits bijoux oubliés qui étonnent par leur liberté artistique : le son local se mêle ainsi au jazz, au rock, au reggae ou même à la musique indienne tendance Bollywood ! Plus qu’une simple sélection, un véritable témoignage de ce patrimoine oublié.
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Anthologie : "Dirty french psychedelics"
La bande des Dirty, responsable du fameux blog Alainfinkielkrautrock, de vinyles pourchassés comme le Saint-Graal par les amateurs et de trois compilations magnifiquement éclectiques, reviennent sur le devant de la scène avec ce disque dédié à des perles obscures françaises. Comme l'expliquent très bien les notes de pochettes, la sélection a voulu se concentrer sur "l'anomalie dans la norme plutôt que la norme dans la marge". Autrement dit, ils ne sont pas allés chercher des artistes totalement inconnus mais ont privilégié des noms bien en place (Nino Ferrer, Bernard Lavilliers, Brigitte Fontaine, Christophe ou François de Roubaix) pour en présenter les travaux les plus expérimentaux. Si l'on dit souvent que l'art est le reflet de la société, cette sélection prouve avec brio que les années 70 furent une époque trouble durant laquelle la population fut déboussolée par tous les changements survenus. Encore une fois, aucune faute de goût, un artwork magnifique et une constatation s’impose : des curiosités oubliées deviennent ici essentielles !
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Bradock Pépé : « Confiote de bits : a remix collection »
La France a connu une explosion de la house à la fin des années 90 et si certains ont été très exposés à la médiatisation, d’autres tels Julien Auger (alias Pépé Bradock) ont préféré œuvrer dans l’anonymat. Pourtant il représente pour beaucoup d’amateurs éclairés l’un des plus fins limiers du genre avec notamment son tube, Deep burnt, basé sur un magnifique sample du trompettiste Freddie Hubbard. S’il n’a pas sorti quantité de titres, il s’est concentré sur la qualité qui a fait sa marque de fabrique et qui l’a amené à réaliser bon nombre de remixes. Justement, c’est cette face de l’artiste que le très respectable label anglais BBE a choisi de mettre en valeur sur ces deux disques avec une sélection de ses réinterprétations les plus marquantes : un dub éthéré pour Cesaria Evora, des versions ultra funky des tubes de Cheek (Venus) et de Iz & Diz (Mouth) ainsi que des travaux plus récents pour des producteurs anglais (Charles Webster, Greenskeepers) ou allemands (International Pony, Namlook). Finesse et groove…
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Carl Craig : "Recomposed (& Moritz Von Oswald)"
Après Jeff Mills avec l'Orchestre National de Montpellier voici un nouveau projet au croisement du classique et de la techno. Carl Craig est une légende de Détroit au même titre que Kevin Saunderson ou Derrick May, grâce à une intégrité sans faille sous une multitude de pseudos (C2, 69, The Detroit Experiment, Psyché etc.) et ce depuis plus de 20 ans. Moritz von Oswald est le personnage principal qui se cache derrière Maurizio, duo belge non moins mythique pratiquant une techno dub qui reste une référence pour tout amateur qui se respecte. Ensemble, ils ont décidé de reconstruire un album en piochant dans des enregistrements Deutsche Grammophon de Moussorgsky (Tableaux d'une exposition) et Ravel (Boléro, Rhapsodie espagnole) interprétés à la base par Karajan dirigeant le Philharmonique de Berlin en 1986-1987. Le résultat est tout aussi surprenant qu'alléchant : pas question ici de tenter de reproduire les œuvres dans une veine techno mais plutôt de se servir de cette matière pour créer une pièce originale. Les deux comparses connaissant leur affaire, s'en sortent à merveille en plongeant l'auditeur dans une electronica hypnotique mais organique, un peu sombre mais à la fois très aquatique. Certains puristes ne verront là qu'un vulgaire 'bidouillage' par rapport aux originaux, les autres sauront reconnaître ici le génie collectif. A rapprocher du 'Auricle bio/on' de Francesco Tristano (également réalisé en compagnie de Von Oswald). Encore un futur classique signé par... Deutsche Grammophon !
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Pas de Printemps pour Marnie : "My bloody covers"
Ce projet se rapproche de Nouvelle Vague mais au lieu de piocher large, il se concentre sur My Bloody Valentine, groupe culte emmené par Kevin Shields. En l'espace de quelques albums, notamment Loveless, le dernier, ils ont marqué durablement le rock indépendant grâce à une approche "mur du son" unique en son genre qui a été souvent imitée mais jamais égalée... L'homme qui est aux manettes se nomme Jean-Pierre Isnardi et faisait partie de My Favourite Dentist is Dead. L'approche de ses reprises est radicalement différente de celle des originaux car au lieu de privilégier ce fameux "mur du son" (de guitares principalement...), il joue la carte de la légèreté avec orgue et guitare sèche comme orchestration... et ça marche ! Reprendre un groupe aussi atypique que My Bloody Valentine est un exercice de haute voltige mais on est obligé d'admettre que dans ce cas c'est réussi, chapeau bas ! |
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Luomo : " Convivial"
Sassu Ripatti est un personnage fort discret mais qui jouit d'une grande reconnaissance dans le milieu de la musique électronique grâce à ses nombreux projets sous de multiples pseudos. Quelques personnalités connues, comme Cassy, dj et productrice, résidente du fameux Panoramabar de Berlin, le parrain de la house Robert Owen ou Sascha Ring plus connu en tant qu'Apparat, ont été invitées à poser leurs vocaux sur ce quatrième album. Si l'ensemble est plutôt house, des influences electronica et dub sont subtilement intégrées dans les neuf morceaux et il réussit avec une production extrêmement fine à offrir un disque à danser mais qui peut s'écouter tranquillement installé dans un sofa. Un très bel album surclassant avec brio beaucoup de ses contemporains.
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Jackson Conti : "Sujinho"
Sous ce pseudo se cachent deux légendes vivantes : le rappeur/producteur/musicien Otis Jackson, connu pour ses nombreux pseudos (Madlib, Yesterday New Quintet, Quasimoto, Sound Directions...) et collaborations (MF Doom, Jay Dee...) associé à Yvan 'Mamao' Conti, le batteur du mythique trio brésilien actif depuis le début des années 1970, Azymuth. Jackson a trouvé là son compagnon de jeu idéal : un batteur capable de produire des rythmes chaloupés comme il les affectionne tant. Le duo fonctionne à merveille pour une relecture de classiques brésiliens et quelques compositions originales. Entre jazz aquatique, funk tropicaliste ou samba débridée, un vrai régal !
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David Bowie : "Life beyond mars : Bowie covered"
Après un tribute to Roy Ayers qui avait fait grand bruit il y a quelques années, le label Rapster récidive cette fois-ci avec David Bowie. Une palette d'artistes triés sur le volet ont été invités à faire une reprise à leur sauce. Pour simplifier nous dirons qu'il y a deux camps : la pop douce d'un côté et une approche un peu plus électronique de l'autre. Les New Yorkaises d'Au Revoir Simone ouvrent le bal et donne une version magnifique de 'Oh ! you pretty thing'. On notera également l'italo disco de Kelley Polar pourtant habitué à un registre disco beaucoup plus doux et orchestral, Mathew Dear avec sa voix de baryton magnifique et Heartbreak dans une veine électro pop vraiment réussie. Un peu comme dans les films, lorsque le casting est bon à la base, le résultat est rarement décevant et c'est le cas ici. Un bien beau projet finement mené que nous recommandons vivement. |
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Quiet Village : "Silent movie"
Sous ce pseudo en forme de clin d'œil à Martin Denny, se cache deux anglais : Matt Edwards alias Radio Slave plutôt habitué à produire une techno minimale hautement mentale et Joël Martin, collectionneur de disques obscurs. Cet album a suscité une véritable attente avant sa sortie car les trois maxi vinyles qu'ils avaient réalisés par le passé, ont été pressés à très peu d'exemplaires et coûtent désormais une petite fortune... Le ton est donné d'entrée avec le titre : Silent movie. Eloignés des préoccupations du dancefloor, les deux compères naviguent ici entre hymnes baléariques à base de guitare que n'aurait pas renié Chris Réa, disco symphonique sous morphine, psyché rock et soul solaire. Tout en étant assez varié, l'ensemble est tout à fait cohérent et le disque passe tout seul, une vraie réussite ! A déguster sur une plage pour le coucher de soleil... |
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Anthologie: "Disco not disco : post punk, electro & leftfield disco classic 1974-1986"
Après un passage à vide le label anglais Strut sort un troisième volume de ses fameuses compilations Disco not disco qui font le bonheur des dj's et des amateurs de labels comme Ze Records ou 99 Records. A l'heure où les cloisonements entre les gernes ont plutôt tendances à s'estomper il est bon de jetter une oreille sur ce disque pour s'apercevoir qu'au début des années 80 tous ces artistes faisaient déjà sauter les barrières. On retrouve donc les tubes proto techno 'Sharevari' de A Number of Names et 'Los Ninos del parque' de Liaisons Dangereuses aussi bien que le disco rock de Material (conduit par Bill Laswell) ou le tube de James Chance, 'Contort yourself', remixé pour faire bouger les pistes de danses par Kid Creole. Les originaux étant très durs à dénicher ou ne sont sortis qu'à une poignée d'exemplaires en vinyles il y a 20 ans, cette compilation s'avère vraiment la bienvenue pour (re)découvrir cette période.
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Anthologie: Studio One
Après plusieurs Soul Jazz Records, label anglais spécialisé dans la réédition, sort un nouveau volume de sa série consacrée (par volume thématique) au mythique label de Sir Coxsone : Studio One. Comme son nom l’indique ce nouveau volet est entièrement dédié à des chansons d’amour. Les personnes qui ont élaboré le tracklisting ont été chercher de véritables petites perles sorties à l’époque à quelques centaines de 45 tours, qui se voient pour l’occasion remasterisées et accompagnées d’un livret riche de commentaires. C’est bien là que réside l’intérêt de cette compilation : un gros travail de collectage sur une thématique forte, bien loin des compilations qui resservent sans cesse les mêmes tubes des mêmes artistes…Au milieu de quelques noms bien connus tels que Delroy Wilson, Jackie Mitto ou The Heptones on trouve d’illustres inconnus du grand public mais qui ont tout à fait leur place ici. All you need is love ! |
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Birdy Nam Nam: Birdy Nam Nam
Birdy Nam Nam (Crazy B, Dj Pone, Lil’ Mike et Dj Need) est un groupe de djs dont la vocation première a été de participer (et de gagner en l’occurrence !)
les championnats du monde de scratch, suite à quoi ils se sont mis à composer cet album.
Mais attention point de ‘technique pour la technique’ réservant ce disque aux initiés, ici les quatre
compères ont mis leurs compétences au service de la musicalité. Explication :
au lieu d’utiliser ordinateurs et samplers les Birdy Nam Nam ont réalisé tous les sons en jouant de manipulations
directement sur des disques ! Au delà de la performance technique assez incroyable, le résultat dévoile leurs multiples
influences (hip hop, jazz, funk, electro, rock, musiques de films). Un dvd qui convaincra les plus dubitatifs
accompagne également cet album : performances en live, préparation en studio, présentation de leur démarche
(ils se voient comme un ‘vrai’ groupe et non plus comme une équipe de scratcheurs).Un projet atypique salué par une critique très
large.
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Cédric Benoit: Labrok groove
Cédric Benoit est un jeune trentenaire qui a décidé, après plus de quinze ans passés derrière les platines, de monter son propre label pour promouvoir le son qu’il affectionne tant : le break beat. Genre venu de Grande Bretagne, à base de rythmes de funk dont l’énergie se situe entre le hip hop old school et la drum & bass (pensez Properllerheads, Freestylers et consorts) le break beat est un courant encore assez peu représenté en France. Cette compilation mixée de main de maître et donc dédié au label Labrok, donnera à certains l’occasion d’éclairer leur lanterne en matière de break. Les producteurs présents ici sont en majorité français mais on trouve aussi un australien et un allemand, signe de l’internationalité de ce style. Ne nous le cachons pas ce disque contient une grosse dose de funk, donc de bonne humeur et de groove, qui ne pourra laisser insensible personne, preuve s’il en est, les meilleurs dj anglais de ce mouvement jouent depuis le début les disques Labrok ! Nous invitons ceux qui voudraient en savoir plus sur le genre et ses protagonistes à se rendre sur www.frenchbreaks.org (mixs, playlists, interviews, actualites etc.)
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Nicole Willis & the Soul Investigaors ‘Keep reachin’ up’
Bien que peu connue, Nicole Willis est loin d’être une nouvelle venue.
En effet, elle a déjà plusieurs albums en solo ou avec des groupes à son actif
ainsi que diverses collaborations, notamment avec son mari, Jimi Ténor. Ces dernières
années ont vu fleurir des groupes qui semblent tout droit sortir des 70’s (attitude, son, visuels),
que ce soit Breakestra, Sharon Jones & the Dap Kings, Antibalas ou Poets of Rhythm qui se sont tous donné
comme ligne de conduite de perpétrer le funk dans la tradition. Il faudra désormais compter avec Nicole Willis,
car, disons-le tout de suite, cet album est grandiose de bout en bout !!! Une voix magnifique qui sait jouer
sur tous les tableaux, des morceaux très accrocheurs, tantôt funk, tantôt, soul, limite doo-wop pour certains
mais toujours imparables. L’orchestration des Soul Investigators est tout simplement parfaite, à la fois
fournie sans être chargée, toujours mené par un groove d’enfer ! Attention : ce disque est dangereux,
une seule écoute suffit pour développer une forte addiction… Une vraie révélation à ne manquer sous
aucun prétexte. |
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Film de Quentin Tarantino: "Death Proof"
Un nouveau film de Quentin Tarantino est toujours un événement et la bande originale le devient très rapidement en dévoilant des trésors cachés qui deviennent cultes instantanément : rappelez-vous le Misirlou de Dick Dale et le Girl, you’ll be a woman de Urge Overkill dans Pulp Fiction puis Bang bang de Nancy Sinatra et Whoo hoo de The 5.6.7.8's dans Kill Bill. Une fois de plus il a sélectionné une quinzaine de titres magnifiques oscillant entre rock (T Rex, Dave Dee, Dozzy, Beaky, Mick & Tich, Willy DeVille), pop (April March reprenant Gainsbourg), rythm’n’blues (Joe Tex, Eddie Floyd), musiques d’ambiances à proprement dites (Jack Nitzsche et ses moteurs vrombissants ou Ennio Morricone plus tendu que jamais). Mais LE bijou de ce disque est le Down in Mexico des Coasters, une ballade brûlante qui s’emballe en une transe incroyable. A noter que le disque est parsemé d’extraits de dialogues du films. Quand le bon goût est sûr peu importe le genre… |
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Dirty sound System : "Dirty space disco"
Le Dirty Sound System, déjà responsable des excellentes compilations “Dirty diamonds” (trois volumes chaudement recommandés), resurgit dans le paysage discographique par l’intermédiaire du label Tigersushi. Attention : ceux qui s’attendent à trouver ici du disco pur et dur à la lecture du titre vont être déconcertés ! Le rythme général est lent et la sélection va de Roedelius à Undisputed Truth en passant par Sylvester et des petites pépites obscures dont on se demande bien d’où elle peuvent sortir… On trouve aussi deux edits (sorte de remix version light provenant du disco des 70’s, visant a rendre un morceau plus pratique pour les djs) de Pilooski, un français dont on n’a pas fini d’entendre parler. La sélection est donc très pointue, touchant au krautrock, au funk, aux sons baléariques, voire pop, sans être élitiste, à la manière de ce à quoi ils nous ont toujours habitué. |
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Coming Soon: "New grids"
Fort d'un premier 45 tours remarqué par les Inrockuptibles et une collaboration avec la prêtresse de l'antifolk, Kimya Dawson, cette bande de sept amis originaires d'Annecy sort un premier album très prometteur. A l'origine assez proche d'Herman Düne ou de Jeffrey Lewis, ils ont évolué vers un son plus indie rock, tout en gardant un côté folk un peu sombre à la Nick Cave même si l'optimisme est de mise. Au vu de leur jeune âge, quelques-uns (dont nous ne sommes pas), seraient tentés de les mettre dans le même sac que tous les 'baby rockers' parisiens qui rêvent de remplacer Pete Doherty, et bien ils auraient tort ! Ici l'intention est sincère, sans calcul et l'authenticité est de mise. Un premier album très prometteur que nous vous recommandons chaudement !
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Zombie Zombie "A land for renegades"
Ce duo ne pouvait pas trouver de nom qui lui
corresponde mieux ! Composé de Cosmic Neman
(à la batterie dans Herman Dune) et d'Etienne
Jaumet qui travaille notamment au studio Mains
d'Oeuvres de St Ouen, Zombie Zombie produit
avec ce premier album la bande son parfaite
d'un film de mort vivants. Ambiance sombre,
cris d'outre-tombe, rythmes répétitifs et
synthés hypnotisants : tout est là. Dès le
premier morceau, 'Driving this road until
death sets you free', et sa montée psychédélique
implacable, on est direct dans le bain ! A
l'heure où l'on parle beaucoup de Goblin,
le groupe qui réalisa les musiques des films
de Dario Argento dans les années 70 et 80,
Zombie Zombie réalise un disque envoûtant
qui n'a pas à rougir devant ses maîtres italiens
et allemands. Encore une fois le label parisien
mené par Gilb-R et I:Cube (alias Chateau Flight)
a du flair pour dénicher des talents...
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Hutmold "Mestro"
Nacopajaz, un excellent label d'origine toulousaine qui avait déjà sorti Fedaden et Del Wire (dont nous vous avions parlé dans ces colonnes), nous a dégoté un groupe brésilien qui ne manque pas de charme. Après Os Mutantes qui restera une référence en matière de post-rock, Sao Paolo voit se former Hurtmold en 1998 autour du batteur Maurizio Takara qui oeuvre dans une formation de hip hop. Leur musique est en grande partie instrumentale et de forme très libre, empruntant notamment au jazz. Rythmiques inventives parfois au bancales, douces mélodies, arrangements subtils, ce quatrième album est un disque profond et touchant qui mérite de nombreuses écoutes avant de dévoiler sa substantifique moelle. Une vraie découverte !
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